Sainte Joséphine Bakhita de Montrouge

C’est une grande joie de pouvoir annoncer aujourd’hui que notre paroisse de Montrouge s’appellera bientôt Paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita de Montrouge, regroupant les églises Saint-Jacques, Saint-Joseph et Saint-Luc.

De nombreux montrougiens ont participé à la consultation organisée sur les trois noms sélectionnés et proposés par les membres de l’équipe d’animation pastorale et les membres des équipes locales des trois églises. Beaucoup ont voté directement sur le site, d’autres l’ont fait « par procuration », confiant à un paroissien de voter pour eux, quelques-uns aussi l’ont fait par courrier. La prolongation de la durée de cette consultation après le déconfinement et avec la reprise de messes a permis une participation vraiment générale.

Voici les résultats de cette consultation :

Total : 461 votants

  • Sainte Joséphine Bakhita              235 voix,             soit        51%
  • Sainte Anne                                      134 voix,             soit        29%
  • Sainte Elisabeth de la Trinité          92 voix,             soit        20%

Ce vote avait été annoncé comme consultatif, mais le résultat en est si clair que nous avons proposé à Monseigneur Rougé notre évêque le nom choisi par plus de la moitié des votants. Voici un extrait de sa réponse : « Le choix de Sainte Joséphine Bakhita me réjouit profondément. Il est vraiment riche de sens pour votre paroisse et pour le diocèse. Je l’approuve donc pleinement. »

Ainsi pouvons-nous déjà nous dire paroissiens de Sainte-Joséphine-Bakhita de Montrouge.
Et Monseigneur Rougé viendra présider une fête de la nouvelle paroisse le dimanche 31 janvier 2021.

Certes, tous l’ont remarqué et quelques-uns l’ont souligné, Joséphine Bakhita n’avait jusqu’à ce jour aucun lien particulier avec Montrouge, ni par sa naissance soudanaise, ni par sa vie partagée entre l’Afrique et l’Italie. Mais c’est la grande tradition de l’Eglise universelle que de se laisser enseigner, convertir et sanctifier par les saints du monde entier, dont le témoignage nous évangélise. Laissons donc Sainte-Joséphine venir à nous : sœur dans le Christ, elle nous précède et nous guidera vers lui.

Et nous prendrons le temps, dans les mois qui viennent, de continuer à la découvrir et à l’écouter.

Un roman paru récemment raconte de manière très émouvante sa vie : Véronique Olmi, Bakhita, Paris, Albin Michel 2017. Pourquoi pas une lecture de vacances ?

Nous pourrons aussi relire les premières pages de la belle encyclique que Benoît XVI a consacré à l’espérance en 2007, où il évoque longuement la figure et l’exemple de la sainte, depuis sa vie de jeune esclave très durement traitée jusqu’à sa vie de religieuse. Et il conclut : (…) la libération qu’elle avait obtenue à travers la rencontre avec le Dieu de Jésus Christ, elle se sentait le devoir de l’étendre, elle devait la donner aussi aux autres, au plus grand nombre de personnes possible. L’espérance, qui était née pour elle et qui l’avait « rachetée », elle ne pouvait pas la garder pour elle ; cette espérance devait rejoindre beaucoup de personnes, elle devait rejoindre tout le monde. (Spe Salvi n°3)

En ces temps perturbés, à la fin de cette année scolaire et pastorale éprouvante pour tous, que déjà Sainte-Joséphine Bakhita nous accompagne sur les chemins de l’espérance !

Bon été à tous.

Marc Vacher, curé.